Tigran Hamasyan construit depuis plus de 25 ans sa planète jazz, bardée de projets tout aussi passionnants qu’innovants, avec comme « ciment musical » le répertoire traditionnel de son Arménie natale.
Il est toujours difficile de présenter la carrière de ce boulimique de travail, qui débute à trois ans lorsqu’il découvre les touches noires et blanches d’un piano. Mais c’est sur scène, à seulement treize ans, qu’il attire l’attention de Chick Corea et d’Avishai Cohen lors de l’un de ses premiers concerts au festival de jazz d’Erevan. Tout s’enchaîne alors : il remporte le prestigieux concours Thelonious Monk et part étudier à Los Angeles le jazz contemporain et la musique arménienne. Depuis 2006, date de son premier album World Passion, Tigran sortira à une vitesse folle 11 albums, participera à de nombreux projets, dont Abu Nawas Rhapsody avec Dhafer Youssef, et proposera des créations, remportant à chaque fois l’adhésion d’un public de plus en plus nombreux.
Repoussant une nouvelle fois ses propres frontières artistiques, il est de retour, sur disque et sur scène, avec The Bird of A Thousand Voices, un opéra moderne inspiré d’un conte mythologique initiatique arménien. Légende passionnante et tellement inspirante d’un oiseau dont le chant divin et envoûtant a le pouvoir de ramener l’amour et la paix. Une transmission importante pour Tigran dans un contexte géopolitique où les cultures ancestrales arméniennes disparaissent petit à petit.
Le 4 juillet, la Citadelle de Marseille va porter haut en couleur les valeurs de cet oiseau aux mille voix et, par la magie scénique de Tigran, nous invitera pour un soir dans un havre de paix.
Une soirée en coproduction avec la Citadelle de Marseille.
Crédit photo © Vahan Stepanyan
Tigran Hamasyan : Piano, Clavier
Marc Karapetian : Basse
Arman Mnatsakanyan: Batterie